CHOISIR & INSTALLER UN LECTEUR DVD

De part la complexité, la richesse du support que le lecteur de DVD est chargé d'exploiter ainsi que la multiplicité des fonctions qu'il peut apporter, les critères de choix concernant ce type d'appareil sont nombreux, diversifiés. Il convient donc d'analyser vos réels besoins. Il peut être utile de connaître l'ensemble des services qu'un lecteur de DVD est susceptible d'offrir, correspondant à votre budget ainsi que les caractéristiques techniques qui influenceront le plaisir que vous retirerez de son utilisation. Les éléments intéressants à connaître concernent des critères de base à prendre en compte lors de vos recherches.

Choix d'un lecteur DVD

Compatibilité de lecture et décodeurs audio intégrés

Selon les caractéristiques de leur mécanique et les puces de décodage qu'ils intègrent les lecteurs de DVD sont capables de lire plus ou moins de supports. Les plus simples ne sont compatibles qu'avec les CD, les Vidéo-CD et les DVD-Vidéo tandis que les plus complets acceptent également les CD-R, les CD-RW et éventuellement les DVD-Audio ou les SACD (voir chapitre sur les lecteurs de DVD-Audio et de SACD).

La compatibilité avec les CD-R et les CD-RW est intéressante si vous avez l'habitude d'enregistrer vos propres CD à partir d'un graveur de salon ou d'un ordinateur. Dans certains cas, vous pourrez être conduit à utiliser des CD contenant un programme au format MP3 qui correspond au mode de compression des données audio le plus répandu sur Internet. Un décodeur MP3 intégré au lecteur de DVD sera alors fort pratique.

En ce qui concerne les formats sonores multicanaux, tous les lecteurs de DVD récents sont à même de fournir les flux Dolby Digital et DTS sur leurs sorties numériques. Certains disposent en plus de processeurs multicanaux intégrés et d'une sortie analogique 5+1 canaux. En pratique, ce genre d'équipement ne servira que si l'amplificateur ou le processeur Home Cinéma auquel vous prévoyez de relier votre lecteur de DVD ne possède pas de décodeur Dolby Digital ou DTS et s'il est muni d'une entrée analogique 5+1 canaux. Par contre, un processeur de type " Dolby Virtual " intégré au lecteur de DVD, apporte un petit plus dans le cadre d'une installation stéréo. I1 procure, à partir de deux enceintes, un effet " d'espace surround ", artificiel mais néanmoins appréciable.

Fonctions d'optimisation vidéo

De nombreux lecteurs de DVD proposent diverses fonctions pour améliorer la qualité de restitution de l'image. Celles-ci sont généralement regroupées dans le menu de configuration et sont parfois accessibles en cours de lecture. Elles concernent les réglages de contraste, de netteté, de température des couleurs, de correction gamma, de profondeur du noir etc. Quand ces réglages sont bien étudiés, ils donnent la possibilité de s'affranchir des défauts de certains disques DVD dont la piste vidéo a été mal optimisée. Cependant ils font généralement double emploi avec les réglages disponibles au niveau du diffuseur d'image. Aussi, un réducteur de bruit vidéo est souvent bien plus utile.

Pour ce qui est du mode Progressive Scan, il ne peut être mis en œuvre que sur des diffuseurs d'image compatibles tels que des vidéoprojecteurs de haut de gamme ou des téléviseurs haute définition de nouvelle génération (qui sont peu à peu commercialisés depuis septembre 2001)

Toujours dans le registre de la compatibilité, quelques rares lecteurs de DVD sont équipés d'un transcodeur NTSC/PAL/SECAM de façon à délivrer, à partir d'un disque NTSC 60 Hz, un Signal PAL 50 Hz ou SECAM 50 Hz compréhensible par les vieux téléviseurs. Attention, un transcodeur, n'a rien à voir avec un circuit de conversion des signaux NTSC 60 Hz en signaux PAL 60 Hz. Tous les lecteurs, sont dotés de tels circuits qu'il est préférable de pouvoir désactiver car beaucoup de téléviseurs acceptent moins bien les signaux PAL 60 Hz que les signaux NTSC 60 Hz.

Nombre et nature des sorties

Presque tous les lecteurs de DVD possèdent un minimum de deux sorties numériques, sur prise Cinch coaxiale et sur embase optique Toslink, associées à une sortie analogique stéréo, sur prises Cinch. Cela est en général largement suffisant même si des connecteurs de meilleure qualité comme des prises AES/EBU, ST/T ou BNC sont des éléments appréciables. Quant aux sorties analogiques 5+1 canaux, elles ne sont utiles que dans des cas très particuliers.

Du côté de la vidéo, les choses sont un peu plus compliquées. Si tous les lecteurs de DVD disposent d'une sortie vidéo composite sur prise Cinch, il n'en va pas de même pour les sorties S-Vidéo (Y/C), RVB ou Y/Cr/Cb tandis que les sorties RVB avec signaux de synchronisations verticale et horizontale séparés sont rarissimes. Pour savoir ce dont on a besoin, il suffit de regarder quels types de signaux vidéo accepte son diffuseur d'image ainsi que son ampli-processeur Home Cinéma si celui-ci sert de commutateur vidéo. Ensuite, on détermine le niveau d'équipement nécessaire en gardant à l'esprit que les sorties vidéo n'apportent pas toutes les mêmes résultats. Les sorties RVB avec synchronisations séparées sont les plus performantes. Elles sont suivies par les sorties RVB " tout court " et Y/Cr/Cb puis S-Vidéo et loin derrière les sorties composites.

Connectique très complète sur ce lecteur DVD vidéo et audio avec deux jeux de sorties 5.1 canaux analogiques sur prises Cinch et DB25 (prises multibroches sur la gauche de 1'appareil). En vidéo, tous les formats sont disponibles: composite, S-Vidéo, RVB, Y/Cr/Cb.

La nature des prises de sortie joue également sur le résultat final. Ces prises peuvent être de type Cinch, BNC, Ushiden (pour la S-Vidéo) ou Péritel. Les prises Péritel, qui répondent à une norme européenne, sont capables de transmettre des signaux vidéo composites, S-Vidéo ou RVB. Mais, contrairement à une idée fort répandue, la présence d'une prise Péritel à l'arrière d'un lecteur de DVD ou de tout autre appareil ne signifie en aucun cas que celui-ci est obligatoirement en mesure de fournir un signal RVB.

Arguments techniques des constructeurs

1) Type de mécanique
Les mécaniques munies d'un double système optique ou de deux diodes laser sont parfois moins rapides mais sont généralement plus performantes et offrent une meilleure compatibilité avec les CD-R ou CD-RW.

2) Traitement vidéo
La fréquence d'échantillonnage et le nombre de bits sur lesquels travaillent les circuits numériques vidéo d'un DVD sont souvent précisés. Les appareils équipés d'un processeur MPEG de type 10 bits/54 MHz offrent presque toujours une image plus précise, plus nette, mieux définie que les modèles dotés d'un processeur 10 bits/27 MHz. Les convertisseurs 12 bits/108 MHz ont fait leur apparition et creusent la différence.

3) Rapport signal sur bruit vidéo
Les processeurs vidéo 10 bits autorisent, en théorie, une plage dynamique de 60 dB. Cette valeur correspond à l'écart entre les signaux de plus faible et de plus forte intensité que peut reproduire le lecteur de DVD. Le rapport signal sur bruit représente l'écart entre le bruit généré par les circuits vidéo de l'appareil et le signal d'intensité la plus forte qu'il peut délivrer. Si le niveau de bruit est plus élevé que le signal le plus faible reproductible par le lecteur de DVD alors, le rapport signal sur bruit sera moins bon que la dynamique. Aussi la première valeur à prendre en compte est celle du rapport signal sur bruit. Elle révèle la qualité des circuits vidéo dans leur ensemble.

4) Caractéristiques audio
Se reporter aux chapitres sur les lecteurs de CD, les amplificateurs Home Cinéma et les lecteurs de DVD-Audio.

Interprétation des mesures vidéo effectuées par certaines revues

1) Intermodulation de chroma et respect des couleurs
Les problèmes d'intermodulation de chrominance se traduisent à l'écran par des couleurs qui bavent les unes sur les autres ou qui sont de teinte instable avec des contours flous. Il est plus facile d'isoler ces problèmes à l'œil nu en visionnant une mire de barres de couleurs verticales ; on peut aussi se concentrer sur les zones de séparation franche entre les couleurs saturées d'un film ou d'un menu d'accueil.

2) Réponse en fréquence et bande passante vidéo
En théorie, un lecteur de DVD doit pouvoir atteindre une résolution de près de 500 points/ligne en mode PAL. Cette valeur correspond à une bande passante d'environ 6 MHz. Cette mesure est révélatrice de ce que l'on appelle communément le piqué de l'image. Un bon lecteur de DVD délivre un signal de niveau identique pour toutes les fréquences, son image sera détaillée et précise.

3) Pureté du signal
La forme du signal sinusoïdal à 5,8 MHz sert à apprécier la qualité du signal délivré par le lecteur de DVD à cette fréquence difficile à reproduire. En effet, elle révèle les déformations, les distorsions, le bruit qui affectent le signal vidéo dans les hautes fréquences.
Avec un mauvais lecteur de DVD, la forme de l'enveloppe du dit signal peut être catastrophique, déformée, avec de la distorsion et du bruit ce qui entraînera à l'écran une image qui apparaîtra sale, bruitée, manquant totalement de définition bleu, cyan, magenta et jaune.

Les critères subjectifs

1) Confort d'utilisation et ergonomie
Pour juger du confort d'utilisation, on se penchera tout d'abord sur la télécommande qui est employée pour l'essentiel des manipulations. Est-elle dotée d'un "mini-joystick" ou d'une molette "jog", ses touches sont-elles suffisamment grosses, bien repérées, logiquement organises et s'éclairent-elles dans le noir ? Voici une série de questions que l'on peut se poser.
On passera ensuite à l'étude de la façade de l'appareil. Celle-ci est généralement fort dépouillée et ne donne accès qu'à un nombre restreint de fonctions. I1 est préférable qu'elle autorise les manipulations de base pour le jour où l'on égarera la télécommande mais, ce n'est pas souvent le cas.
Viennent ensuite les fonctions graphiques et les différents menus qui s'affichent à l'écran. L'important est que la navigation dans les menus soit relativement intuitive et ne nécessite pas une fréquente relecture du mode d'emploi. De plus, toutes les commandes qui donnent un accès direct aux réglages en cours de lecture d'un DVD sont généralement fort pratiques.
Enfin, toujours au sujet du confort d'utilisation, il est plus agréable que la mécanique de lecture soit rapide, avec des temps de chargement cours, qu'elle ait une bonne capacité de correction des erreurs de gravure ou des défauts du disque (rayures, poussières, traces de doigt). De même, les menus complexes, à bonus multiples, que certains éditeurs inscrivent sur leur DVD ne doivent pas provoquer de " bugs " de lecture.

2) Profondeur de l'image et définition des arrière plans
Le point sur lequel les lecteurs de DVD ont certainement fait le plus de progrès, depuis leur naissance, réside dans la tenue, le naturel, la définition des arrière-plans. Pour juger de la qualité de ces arrière-plans, il suffit tout simplement de s'intéresser à ce qui se passe derrière l'action principale lors de scènes filmée dans la pénombre avec éventuellement des plans translucides qui se superposent sous forme de strates.

3) Dynamique des couleurs et contraste
Avec sa plage dynamique de près de 60 dB en vidéo, le DVD a apporté la possibilité d'obtenir des contrastes de luminosité et de couleur saisissants inconnus jusqu'alors sur les supports accessibles au Grand Public. Cette possibilité n'est pas exploitée avec autant de talent par tous les lecteurs de DVD. Dans le rendu des scènes sombres les différences se creusent entre les appareils. Certains ont du mal à restituer des " noirs " non grisés et perdent leur définition, s'affadissent, dès que l'horizon s'assombrit. Par contre, les meilleurs lecteurs arrivent, même sur des passages mal éclairés, à transcrire tous les petits détails de la piste vidéo et à restituer les couleurs à leur juste valeur.

4) Piqué de l'image
Une image précise et définie est une image qui a un bon piqué. C'est-à-dire que l'on peut voir tous les petits détails de la piste vidéo originale, que les contours sont nets, sans bavures ou flous artistiques.

5) Rapidité et fluidité de la décompression MPEG
La qualité de la puce de décompression vidéo intégrée au lecteur de DVD est essentielle. Si cette puce n'effectue pas son travail avec suffisamment de rapidité, les mouvements à l'écran pourront manquer de fluidité, paraître saccadés voire "sautillants". Ce genre de défaut est particulièrement visible sur des scènes riches et complexes, comme un travelling au dessus d'une foule de spectateurs. Avec un mauvais lecteur de DVD, il devient difficile de reconnaître les traits des visages et la caméra semble avancer par à-coups brutaux.

6) Respect des teintes et des couleurs
L'image délivrée par un lecteur de DVD peut être sujet à une dominance de certaine couleurs par rapport aux autres. Ce défaut est particulièrement visible lors de scènes dans la pénombre. I1 suffit souvent d'observer un visage mal éclairé pour relevé toutes les dominantes. En effet, la teinte et le grain de la peau sont des éléments très familiers à nos yeux et tout défaut dans leur restitution se remarque immédiatement.

Installation d'un DVD

Configuration et câblage

Un lecteur de DVD étant un appareil à système de lecture optique de disque numérique, les précautions à prendre lors de son installation sont les mêmes que pour l'installation d'un lecteur de CD. Cette remarque est également valable pour le câblage des sorties audio analogiques et numériques.
Par contre, pour le câblage des sorties vidéo, il est impératif de respecter quelques dispositions particulières. Le signal vidéo qui travaille à de très hautes fréquences (plusieurs MHz) est extrêmement sensible aux parasites et aux problèmes d'impédance. Des câbles spécifiquement étudiés pour la vidéo (modèles 75 Ohms) s'imposent. Plus ces câbles seront courts, meilleures seront les chances d'obtenir un bon résultat. En outre, toutes les étapes dans le cheminement du signal sont susceptibles de l'affecter. L'idéal est de relier le lecteur de DVD directement au diffuseur d'image selon le mode le plus approprié.

En fonction du niveau d'équipement de vos appareils, il faut choisir en priorité le mode RVB avec synchronisations séparées qui est suivi, par ordre de qualité décroissante, par les modes RVB, Y/Cr/Cb, S-Vidéo et composite.

Pour profiter au maximum de son lecteur de DVD, il est important de bien le paramétrer en tenant compte des caractéristiques des autres maillons de l'installation. Pour cela, il est nécessaire de passer par le menu de réglage intitulé "Set-Up" :

1) Dans la page d'accueil du menu de configuration du DVD, sont répertoriées différentes sections qui regroupent les réglages par catégorie.

2) Dans le menu de configuration des sorties audio numérique, il est important de faire les bons choix en fonction des différents éléments de votre installation Home Cinéma. Il faut préciser si votre ampli-processeur est en mesure de comprendre et de décoder les signaux Dolby Digital, DTS ou MPEG-Audio. On peut parfois préciser la fréquence d'échantillonnage (96 kHz ou 48 kHz) que l'on désire pour le signal de sortie audio numérique

3) Options portant sur le format numérique : pour la lecture des signaux Dolby Digital, deux modes sont disponibles. Le mode "Bitstream" doit être choisi de préférence puisque lorsqu'il est activé, le signal Dolby Digital en sortie du lecteur de DVD n'est pas modifié. Par contre, lorsque le mode PCM est activé, le signal Dolby Digital est transformé en un signal stéréo

4) Dans la section concernant les sorties vidéo, il est impératif de bien choisir le format d'écran et le mode de sortie de la prise Péritel La fonction "Quasi-PAL" également nommée "PAL 60" a pour effet, lorsqu'elle est activée, de transformer les signaux NTSC 60 Hz en signaux PAL 60 Hz qui ne conviennent pas à tous les téléviseurs

5) Les prises Péritel, qui répondent à une norme européenne, sont capables de transmettre des signaux vidéo en mode composite, S-Vidéo, ou RVB. Pour avoir les meilleurs résultats, il est important de commuter la prise Péritel en mode RVB. De trop nombreux utilisateurs oublient ce détail et regardent, sans le savoir, une image de piètre qualité obtenue à partir d'un signal composite

6) Pour éviter que l'image restituée par le téléviseur ne soit déformée, il faut choisir le bon format d'écran. Si votre téléviseur est de type 4/3, le mode "Letter Box" est le mieux approprié pour profiter de l'intégralité de l'image. Le mode "Pan Scan" effectue un zoom qui n'est pas toujours respectueux du format original du film. Enfin, le mode "Large" est adapté aux T.V. 16/9.

Liaison d'un lecteur de DVD simple et une Télévision
C'est le cas de figure le plus courant. La réponse classique est la Péritel, et si la qualité vidéo est soumise à quelques conditions (Composite ou RVB suivant le lecteur de DVD), le son ne soulèvera lui aucun problème. Vous branchez et c'est gagné.
La bande sonore sera directement reproduite par les enceintes de la télévision. Si le téléviseur est un modèle Dolby Pro Logic ou Virtual Pro Logic, les pistes encodées seront automatiquement reconnues et les effets sonores exploités. Par contre il sera impossible d'avoir accès au son 5.1 sauf sur le téléviseur est équipé d'un décodeur Dolby Digital et/ou DTS. Dans ce cas de figure cela ne sert à rien d'avoir un lecteur de DVD avec décodeur intégré, la liaison s'opérant soit en analogique stéréo via la Péritel, soit avec une liaison numérique complémentaire de la Péritel si le téléviseur dispose d'un décodeur.

Liaison d'un ampli Pro Logic évolutif et d'un lecteur de DVD Dolby Digital et DTS
Vous avez "encore" un amplificateur Dolby pro Logic évolutif 5.1, et vous voulez goûter à la joie des DVD. Il vous suffit d'acheter un lecteur de DVD avec décodeurs Dolby Digital et DTS intégrés (et c'est bien le seul cas de figure où il faut avoir un lecteur de DVD avec décodeurs intégrés).
Ce genre de lecteur possède six sorties audio analogique RCA qu'il faut connecter sur les entrées correspondantes de votre amplificateur. L'avantage est de faire évoluer votre ampli Dolby Pro Logic vers le Dolby Digital et le DTS mais, puisse qu'on travail en analogique, sans pouvoir exploiter les traitements numériques de l'amplificateur (DSP, THX ou autre). La mise en œuvre nécessitera un minimum d'effort et de paramétrage au niveau du lecteur de DVD (activation des décodeurs, réglages des filtres et des retards de chaque canal).
C'est le même branchement que vous utiliserez avec un amplificateur Dolby Digital 5.1 que vous voulez faire évoluer vers le DTS en achetant un lecteur de DVD avec décodeur DTS intégré.

Liaison d'un lecteur de DVD simple et d'un amplificateur Dolby Digital et DTS
Le choix le plus logique et le plus performant est d'avoir un lecteur de DVD simple (sans décodeur intégré) et un amplificateur Dolby Digital et DTS . La connexion audio est très simple et se résume à relier le lecteur de DVD et l'amplificateur par une liaison numérique optique ou coaxiale. L'une ou l'autre (sauf cas exceptionnel) autorise le transfert des données audio actuelles c'est à dire le PCM 16 bits, MPEG2, Dolby Digital, DTS et parfois aussi le PCM 24 bits / 96 kHz (utile dans la mesure où l'amplificateur reconnaît ce format).

Utiliser une liaison 24 bits / 96 kHz sur un amplificateur non compatible
Si votre lecteur de DVD délivre sur ses sorties numériques du 24 bits / 96 kHz, et que votre amplificateur ne reconnaît que du 48 kHz, il n'y aura pas de son. Deux solutions s'offrent à vous.
Soit votre lecteur de DVD vous permet de paramétrer ses sorties numériques, il suffit alors de les paramétrer pour qu'elles sortent du 48 kHz, vous garder votre liaison numérique et tout rentrera dans l'ordre (vous aurez juste perdu un peu de qualité audio de restitution au niveau de l'échantillonnage !!!).
Soit vous laisser votre liaison numérique et vous rajouter une connexion entre la sortie stéréo analogique du lecteur de DVD sur l'entrée analogique DVD de l'amplificateur via des prise RCA standard. Les signaux Dolby Digital, DTS, PCM 16 bits transiterons via la liaison numérique (optique ou coaxiale) et seront convertis en analogique par l'amplificateur, alors que les signaux 24 bits / 96 kHz seront d'abord convertis en analogique par le lecteur DVD et transférés ensuite via les RCA à l'amplificateur.

Pourquoi mon amplificateur Dolby Digital et DTS doit-il être évolutif ?
Tout simplement parce qu'arrive les DVD audio (et le SACD). Le standard du DVD audio est PCM 24 bits / 192 kHz. Aucun amplificateur actuel n'est en mesure de gérer le format PCM 24 bits / 192 kHz multicanal, pas plus que le système de compression de donnée MLP nécessaire pour les codages sur six canaux en 192 kHz. En fait les décodeurs capables de supporter ce format existent déjà et intégrés dans les lecteurs. Donc si vous acheter un lecteur de DVD audio, il faudra le brancher sur les entrées évolutives de l'amplificateur, le lecteur décodera les signaux et les transmettra en analogique à l'amplificateur.