Interprétation des données constructeur

Les caractéristiques techniques indiquées par les constructeurs d'amplificateurs sont souvent une aide précieuse pour bien choisir son matériel, en fonction des autres maillons de la chaîne et de ses besoins personnels.

Puissance de sortie (en W par canal) ou niveau de sortie

La puissance de sortie "réelle" d'un amplificateur est sa puissance efficace ou RMS (les puissances dites "maxi", "crête à crête", "musicale", etc. ne reflètent pas réellement les possibilités de l'appareil et sont souvent calculées de manière peu rigoureuse .
La puissance doit être indiquée en précisant la valeur de la charge (4 ou 8 Ohms) utilisée pour la mesure. De plus, pour refléter réellement les performances d'un amplificateur, la valeur de la puissance doit être mesurée avant que l'appareil ne déforme trop le signal (avant écrêtage ou pour une valeur de distorsion modérée).
Sur un préamplificateur, le niveau maximum en sortie (en V) est calculé de manière identique, avant écrêtage ou pour une valeur de distorsion déterminée.

La puissance n'est pas un critère de qualité pour un amplificateur. Par contre, elle est d'une grande importance si l'on désire associer l'appareil à des enceintes de faible rendement.

Sensibilité (en V ou mV)

La sensibilité d'un préamplificateur ou d'un amplificateur est le niveau électrique du signal qu'il faut appliquer à son entrée pour obtenir, en sortie, la puissance efficace ou le niveau maximum. Sur un intégré ou un préamplificateur, cette sensibilité se mesure avec le volume réglé au maximum.
La plupart du temps, les constructeurs annoncent la sensibilité de chacune des entrées, avec la valeur d'impédance (en Ohms) qui leur est associée.

Distorsion Harmonique Totale (en %)

La distorsion harmonique totale (D.H.T) d'un amplificateur indique le "degré" de déformation du signal audio pour une puissance de sortie donnée. La valeur exprimée en "%" représente la quantité d'informations indésirables qui s'ajoutent au signal en sortie de l'appareil. Ces informations sont des fréquences harmoniques du signal, du bruit, des parasites, etc. (en général, la mesure de distorsion harmonique totale prend en compte le bruit de fond).

La distorsion harmonique totale ne peut pas être considérée comme un critère de sélection absolu pour choisir un amplificateur. Attention donc aux taux de distorsions extrêmement bas qui traduisent souvent l'existence de circuits de contre-réaction assez "violents" dans l'amplificateur. L'expérience montre que les taux de contre-réaction très élevés sont rarement synonymes de musicalité...

Rapport SignaL sur Bruit

(Linéaire en dB, Pondéré en dB(A)). Le rapport signal/bruit indique l'écart de niveau qui existe entre un signal d'amplitude maximale (à la puissance RMS) et le bruit de fond généré par les circuits de l'amplificateur, mesuré quand on cour-circuite l'entrée correpondant à la mesure. Si le niveau du signal de référence n'est pas la puissance maximale, la valeur de ce niveau doit être indiquée (par exemple, rapport signal/ bruit à 1 W).

o Pour le rapport signal/bruit "Linéaire", le bruit de fond est mesuré sur la totalité du spectre que peut restituer l'appareil.
o En pondération A, les bruits situés dans l'infra grave et dans l'extrême aigu sont atténués (filtrés) pour la mesure. La courbe de pondération A (filtrage passe bande) se rapproche de la courbe de sensibilité de l'oreille en fonction de la fréquence. En d'autres termes, la mesure de rapport signa/bruit pondéré (A) accorde peu d'importance aux bruits situés dans les zones du spectre où l'oreille est la moins sensible.

Plus le rapport signal/bruit est élevé, plus le bruit de fond est reculé, donc négligeable. Un rapport signal/bruit élevé est toujours une qualité pour une électronique. Il traduit un grand silence de fonctionnement qui garantit une bonne restitution des petits signaux (ils ne sont pas "noyés" dans le bruit de fond), une absence de "ronflette secteur", etc.

Diaphonie, ou séparation des canaux (en dB)

Littéralement, la diaphonie traduit le "mélange" intempestif de signaux entre les canaux de l'amplificateur ou du préamplificateur (une portion du signal diffusé normalement sur un seul canal apparaît sur l'autre voie de l'appareil).
En pratique, les constructeurs indiquent toujours la valeur de séparation entre les canaux. Cette valeur (en dB) doit être aussi grande que possible pour garantir une bonne séparation des voies.

Bande passante (Hz), et temps de montée (µs)

o La bande passante traduit l'étendue du spectre de fréquences que peut reproduire l'amplificateur.
Aujourd'hui, toutes les électroniques sont en mesure de restituer la totalité du spectre audible (20 Hz à 20 kHz) sans atténuation de niveau. Cependant, une bande passante plus étendue traduit en général un parfait respect de la phase sur la totalité du spectre audible. En effet, une réponse en fréquence qui chute vers 30 kHz, par exemple, s'accompagne en général d'une rotation de phase dont on peut percevoir les effets négatifs dès 15 kHz. De même, avec une réponse "tronquée" dans le grave en dessous 20 Hz, la phase du signal n'est pas linéaire à 40 Hz et risque fort d'être perturbée jusqu'à 80, 120 Hz et même au-delà.

o Le temps de montée (en µs) indique le temps nécessaire à un amplificateur pour restituer le front d'onde vertical d'un signal carré. En général, plus le temps de montée est bref pour un amplificateur, plus l'appareil est en mesure de restituer parfaitement les signaux transitoires les plus rapides.

Facteur d'amortissement (pas d'unité)

Le facteur d'amortissement est une grandeur absolue (sans unité) qui indique la capacité d'un amplificateur à contrôler la charge qui lui est associée. Le facteur d'amortissement est lié à l'impédance interne des étages de sorties (les deux grandeurs sont inversement proportionnelles) et au taux de contre-réaction qui leur est appliqué.
Plus le facteur d'amortissement est grand, plus l'amplificateur est censé pouvoir maîtriser les débattements d'un haut-parleur de grave (bon contrôle des mouvements de la membrane, bonne immunité face à la force contre-électromotrice que la bobine mobile renvoie vers l'amplificateur).

Techniquement, un grand facteur d'amortissement est une qualité. En pratique, si ce facteur d'amortissement est uniquement le reflet d'un taux de contre-réaction très élevé, la musicalité de l'amplificateur n'est pas forcément convaincante à l'écoute.

Corrélation entre mesures et musicalité

Les performances mises en évidence par certaines mesures peuvent refléter la personnalité sonore d'un appareil.

Puissance de sortie (en W)

La mesure en régime continu indique la puissance que peut "tenir" l'amplificateur de manière prolongée dans le temps.
La mesure en mode impulsionnel indique la puissance disponible pour des signaux transitoires. Cette puissance est souvent supérieure à celle mesurée en continu car, en régime transitoire, l'alimentation, les condensateurs de filtrage et les étages de sorties peuvent fournir une énergie plus importante.

A l'écoute, on "perçoit" beaucoup plus la puissance impulsionnelle d'un amplificateur que sa puissance continue. Entre deux appareils de puissance strictement identique en régime permanent, celui qui présente la plus forte puissance impulsionnelle procure à l'écoute une plus forte sensation d'énergie. Une électronique de 100 W en continu et 150 W en impulsionnel semblera beaucoup plus puissante, à l'écoute, qu'un appareil de 100 W en continu et 100 W en impulsionnel.

Rapport Signal / Bruit (en dB)

On retiendra essentiellement qu'un rapport Signal/Bruit élevé se traduit par un grand silence de fonctionnement, avec une absence de souffle audible et de bruit parasite (ronflette secteur par exemple), et une grande facilité à faire ressortir les micro-informations (mais ce n'est pas le seul paramètre).
Attention, cependant : le niveau du signal de référence pour la mesure étant la puissance efficace disponible, les appareils de forte puissance obtiennent généralement de meilleurs résultats en rapport Signal/Bruit.

Distorsion harmonique en fonction de la puissance et de la fréquence

Généralement, un amplificateur dont les taux de distorsion varient fortement en fonction de la puissance peut présenter une esthétique sonore variable en fonction du niveau d'écoute. Sur les crêtes de modulation du signal, les timbres peuvent varier dans des proportions plus ou moins importantes.

Des taux de distorsions stables en fonction de la puissance, mais qui "remontent" dans l'aigu (distorsion beaucoup plus importante à 10 kHz qu'à 100 Hz et 1 kHz) traduisent en règle générale l'absence de circuits de contre-réaction ou la mise en œuvre d'une contre-réaction de taux modéré. A l'écoute, ces distorsions à 10 kHz qui semblent élevées sont, en général, imperceptibles à l'oreille. Par contre, l'utilisation modérée des circuits de contre-réaction est plutôt favorable à la musicalité du produit.

Déformation sur signaux carrés, à 40 Hz et 1 kHz (en %)

L'idéal théorique, pour un amplificateur, est de restituer des signaux carrés sans déformation, avec des fronts de montée et de descente parfaitement verticaux et des plateaux parfaitement horizontaux.
Sur un signal carré à 40 Hz, un plateau fortement incliné traduit une atténuation de niveau plus ou moins importante dans l'infra grave. Cette déformation peut être liée à une limitation de la réponse en fréquence dans le bas du spectre ou à l'existence d'un filtre de protection contre le courant continu. Si l'appareil est équipé d'une telle protection, l'inclinaison du plateau reste modérée et le signal carré à 1 kHz n'est pratiquement pas déformé (déformation généralement comprise entre 0 % et 4 %).

A l'écoute, cette déformation à 40 Hz n'a aucune influence audible sur l'esthétique sonore de l'amplificateur. Si, par contre, le signal est fortement déformé à 40 Hz et à 1 kHz, la réponse de l'amplificateur est probablement atténuée dans le grave. A l'écoute, cette atténuation se traduit par une esthétique sonore "aigrelette" qui manque de "coffre" et d'ampleur.

Temps de montée sur signal carré à 10 kHz (en µs)

Un temps de montée court traduit une bonne rapidité des circuits actifs et une bande passante très étendue dans le haut du spectre (avec une absence de perturbation de la phase aux fréquences audibles).

A l'écoute, un amplificateur dont le temps de montée est court présente souvent une rapidité d'établissement des sons linéaire en fréquence. L'appareil est aussi rapide dans l'aigu que dans le médium. La dynamique subjective est excellente, l'amplificateur est vif, alerte et nerveux.

Comportement sur charge capacitive

Le comportement d'un amplificateur sur charge capacitive traduit ses possibilités d'adaptation à une charge complexe (comme les enceintes à panneaux électrostatiques, par exemple, qui présentent une impédance très faible dans l'aigu). Si le comportement de l'appareil est parfait, sur charge capacitive, aucune oscillation n'apparaît sur le signal carré. Des oscillations de grande amplitude mais rapidement amorties ou des oscillations peu amorties mais de faible amplitude sont tout à fait acceptables et considérées comme satisfaisantes. Par contre, un amplificateur dont le signal carré présente de fortes oscillations qui se prolongent dans le temps doit être associé à des enceintes d'impédance complexe avec prudence.

Spectres de distorsions à –1 dB de la puissance efficace et à mi-puissance

Lorsque la distorsion harmonique totale d'un amplificateur n'est pas négligeable, les spectres de distorsion mettent en évidence les pics d'harmoniques générés par l'amplificateur (le signal utile est normalement un sinus pur de 1 kHz). Ces spectres permettent de visualiser la nature (paire ou impaire), le nombre et l'amplitude des harmoniques présents. Ces harmoniques peuvent décrire un dégradé régulier (leur niveau décroît régulièrement en montant en fréquence) ou se présenter de manière aléatoire, sans "arrangement" régulier.

En règle générale, les dégradés d'harmoniques bien réguliers traduisent des distorsions homogènes peu gênantes à l'écoute. De même, les distorsions qui se manifestent par une majorité d'harmoniques pairs traduisent une esthétique sonore "agréable à l'oreille", tandis que la présence massive d'harmoniques impairs se manifeste à l'écoute par des sonorités souvent dures, voire agressives.

Dans une configuration idéale, un amplificateur doit présenter des spectres de distorsions identiques, ou très proches, à -1 dB de sa puissance efficace et a mi-puissance.

L'écoute d'un amplificateur

Pour choisir son matériel avant un achat, l'écoute de plusieurs amplificateurs en auditorium doit être relativement rapide, bien "ciblée" sur des extraits musicaux particuliers qui mettent en évidence les principales caractéristiques de son esthétique sonore.
Lorsqu'on possède déjà des enceintes, l'idéal est de pouvoir écouter les amplificateurs sur un système acoustique proche en esthétique sonore. De même, il est préférable d'effectuer les écoutes avec un lecteur CD de gamme équivalente à celui que l'on possède déjà (si tel est le cas).
En se "munissant" de disques que l'on connaît bien, les écoutes ciblées peuvent éventuellement se dérouler suivant un "schéma préétabli" mettant en évidence certaines caractéristiques sonores :

La qualité de restitution de timbres

La restitution des voix et des instruments doit être la plus naturelle possible. L'écoute d'un instrument dont on connaît le son en direct, au naturel, est le meilleur moyen de se faire une idée rapide sur la qualité de restitution des timbres d'un amplificateur. Il est souvent plus facile d'effectuer ce type de test sur des œuvres de solistes ou de toutes petites formations musicales (trois à cinq exécutants).
De même, il est souvent intéressant d'écouter le même instrument joué de plusieurs manières différentes, avec douceur et plus violemment (sur de bons enregistrements de jazz, par exemple, les trompettes, saxophones, et autres instruments sont souvent joués de manière très différente d'un morceau à un autre).
En résumé, il est recommandé de baser son jugement sur des sonorités naturelles, des sons relativement peu complexes.

Etendue de la réponse

o En règle générale, tous les amplificateurs sont à même de restituer les aigus jusqu'à 20 kHz. La qualité de restitution sonore dans le haut du spectre dépend essentiellement du bon respect des timbres.
o Dans l'extrême grave, par contre, les amplificateurs ne sont pas tous capables de restituer un bon niveau sonore.

L'écoute d'un enregistrement de grandes orgues est un excellent moyen de juger des prestations d'un amplificateur dans le bas du spectre. Sur ce type de son et à haut niveau sonore, on doit éprouver une sensation physique de pression sur le corps, même si on ne peut pas percevoir tous les sons à l'oreille (l'extrême grave "s'écoute" avec le corps). Pour ce type de test, on peut également utiliser un son électronique (comme, par exemple, les nappes de synthétiseur à 30 Hz).

Rapidité d'établissement des sons

La musique est essentiellement composée de sons transitoires. Un amplificateur rapide doit être en mesure de restituer les brèves impulsions d'un signal audio avec autant de niveau sonore qu'un son prolongé dans le temps.
Les instruments à percussions mettent très bien en évidence le comportement d'un amplificateur sur les sons transitoires. Un solo de batterie, par exemple, est un très bon moyen de tester la rapidité d'une électronique dans plusieurs registres du spectre (avec le pied de grosse-caisse dans le grave, les toms dans le médium, les cymbales et la charleston dans l'aigu). Avec un amplificateur rapide, toutes les fréquences qui composent le timbre d'un instrument ont le temps de s'établir sur un signal impulsionnel bref.

Un amplificateur bien équilibré doit être aussi rapide dans le grave que dans le médium et l'aigu. La linéarité de rapidité d'établissement des sons en fonction de la fréquence est très importante pour l'équilibre tonal de l'appareil. Un amplificateur moyennement rapide dans le grave mais très nerveux dans le médium et l'aigu donnera toujours l'impression d'être agressif, de même que la restitution sonore d'une électronique plus rapide dans le bas du spectre que dans le médium et l'aigu semblera "bouchée" dans le haut du spectre.

La rapidité d'établissement des sons influe également sur la sensation de propreté dans le haut grave bas médium. Le son d'une contrebasse ou d'une guitare basse électrique est très significatif pour juger de la propreté du bas médium. Les différentes notes jouées sur l'instrument doivent aisément se différencier les unes des autres. Lorsque l'amplificateur ne restitue pas correctement le haut grave (par manque de rapidité), le musicien semble jouer une seule note de manière continue. On ne perçoit pas la ligne mélodique de l'instrument, le son est pâteux et assimilable à un bourdonnement sourd.

Dynamique

La dynamique d'un amplificateur est sa capacité à restituer correctement des petits signaux, aussi bien que des informations beaucoup plus énergiques. La dynamique est la différence de niveau qui existe entre le plus "gros son" que peut délivrer l'amplificateur sans déformation et le plus "petit" son perceptible et intelligible.

La dynamique d'un amplificateur peut être mise "à l'épreuve" sur un enregistrement de grande formation orchestrale. L'idéal est de choisir un extrait musical avec de nombreux contrastes sonores :
o sur un passage violent, un amplificateur suffisamment dynamique ne s'écroule pas. Il restitue le passage musical à très haut niveau, sans déformer les timbres, sans devenir agressif dans le haut du spectre, sans donner l'impression d'être à bout de souffle.
o si l'amplificateur est "à la peine", il faut l'utiliser avec des enceintes de plus haut rendement ou rechercher une électronique plus puissante pour driver le système en écoute.

Si la dynamique favorise les électroniques puissantes et ne constitue pas un critère de qualité proprement dit, elle est tout de même indispensable pour le mélomane qui désire écouter de la musique à niveau "réaliste".

Image stéréophonique

L'image stéréophonique se décompose en trois caractéristiques :
o le volume de l'espace sonore reconstitué par la chaîne (largeur et profondeur de l'espace, définition en trois dimensions),
o la précision de localisation des événements sonores dans l'espace (localisation précise des instruments sur la scène),
o et la stabilité de l'image (l'emplacement de chaque source sonore virtuelle ne doit pas se modifier en cours d'écoute).

Pour l'image stéréophonique, l'écoute d'un enregistrement de grande formation orchestrale est vivement recommandée.
o L'auditeur doit se sentir plongé dans un vaste espace, comme dans une salle de concert. L'espace qui entoure l'auditeur ne doit pas se limiter aux dimensions physiques de l'auditorium, et la dimension de la scène sonore ne doit pas se limiter à l'espace disponible entre les enceintes.
o Idéalement, chaque instrument, chaque interprète doit occuper une position bien précise sur la scène. Ils doivent se répartir selon trois plans distincts qui définissent une dimension en largeur, une en profondeur, mais également une dimension en hauteur (les percussions d'un orchestre symphonique se localisent en hauteur, vers l'arrière, tandis que les violons et les altos, par exemple, sont situés vers l'avant en contrebas). En cours d'interprétation, la position de chaque musicien doit être invariable. Ils ne doivent pas donner l'impression de bouger ou de flotter dans l'espace.

L'écoute d'un enregistrement effectué en studio, avec un unique chanteur peut également s'avérer intéressante. Si la prise de son et le mixage sont bien effectués, l'auditeur doit ressentir l'ambiance du studio. Le chanteur doit se positionner précisément entre les enceintes et ne jamais bouger, ni flotter dans l'air tout au long de l'extrait musical. On doit ressentir sa présence dans la salle d'écoute de manière réaliste.

Installation et optimisation

L'installation d'un amplificateur est relativement simple. Pour tirer toute la quintessence de son appareil, il suffit de respecter quelques règles élémentaires, simples à appliquer.

Attention à la surchauffe ...

Les amplificateurs ont tous une sérieuse tendance à chauffer (à l'exception de certaines électroniques numériques). Il est impératif d'installer ce type d'appareil dans un endroit bien dégagé, bien aéré, et éloigné de toute source de chaleur. De même, le positionnement de tout autre appareil, directement sur ou sous l'amplificateur est à proscrire absolument.

Le câblage

Le seul impératif est d'utiliser des modèles de bonne qualité, en sachant que les câbles les plus chers ne sont pas forcément les mieux adaptés à votre chaîne. Seule une écoute comparative entre plusieurs câbles permet de faire le bon choix.
Le câble utilisé pour relier les sources à l'amplificateur est aussi important que celui utilisé pour le raccordement des enceintes. Dans la mesure du possible, on évitera d'utiliser des câbles d'enceintes de longueurs très différentes pour les voies gauche et droite. De même, un câble enroulé sur lui-même, avec la formation de plus de trois ou quatre spires, peut avoir une certaine influence sur l'esthétique sonore d'un système.
En règle générale, un câble de raccordement, quel qu'il soit, doit toujours être le plus court possible (sans pour autant être trop tendu mécaniquement).
Pour le raccordement de l'amplificateur au secteur, il faut respecter la connexion de terre si celle-ci a été prévue par le constructeur. En interrompant la liaison à la terre, les risques d'électrocution sont importants, en cas de problème ou de panne sur l'appareil. La recherche de la phase secteur est recommandée. Voir les Faqs Hi-Fi.

Les perturbations vibratoires

Certains composants électroniques peuvent être sensibles et générer un courant électrique "parasite" lorsqu'ils sont soumis à des vibrations (effet microphonique très sensible avec les tubes). La prise en compte de ces risques lors du placement d'un amplificateur dans une salle d'écoute peut s'avérer judicieuse. On évitera ainsi de le coller à une enceinte, par exemple, et l'on préférera le poser sur un meuble lourd, bien stable, plutôt qu'à même le sol ou sur un support de rigidité incertaine (attention également au poids de l'amplificateur qui peut parfois dépasser les limites acceptables par certains supports).

Une bonne mise en phase des enceintes

Lorsqu'on branche un câble d'enceinte (pour la première fois ou après une déconnexion), il faut bien respecter la phase absolue en effectuant le raccordement dans le "bon sens" (avec le "+" de l'ampli sur le "+" de l'enceinte).
Pour vérifier le sens de la connexion, il suffit de débrancher le câble d'enceinte au niveau de l'amplificateur, de relier une pile de 1,5 Volts sur les deux contacts du câble et d'observer le petit mouvement du haut-parleur grave de l'enceinte. Si la membrane du haut-parleur avance (ou sort de l'enceinte), le câble relié au "+" de la pile doit être connecté au "+" de l'ampli. Si la membrane recule, le câble relié au "-" de la pile doit être connecté au "+" de l'ampli.

Manipuler avec précaution !

Avant toute intervention sur les connexions d'une source ou des enceintes, il est impératif d'éteindre l'amplificateur et d'attendre au moins une minute (même éteint, un amplificateur peut encore fournir de l'énergie tant que les condensateurs d'alimentation ne sont pas totalement déchargés).

Pour la connexion des enceintes, il est impératif de bien vérifier l'absence de tout court-circuit avant de rallumer l'amplificateur. Attention aux fourches de raccordement et aux petits fils "fous" des câbles dénudés qui risquent de se toucher (aussi bien du côté de l'amplificateur que du côté des enceintes). Enfin, il est important de ne jamais bouger ou soumettre un amplificateur à tubes à de fortes vibrations lorsqu'il n'est pas totalement froid. En effet, les tubes qui sont très sensibles, par nature, sont encore plus fragiles lorsqu'ils sont chauds.